Barbares, le nouveau péplum allemand de Netflix ?!

Média

Barbares - Thusnelda avant la guerre

Présenté par tous les sites média comme le nouveau Vikings, Barbares, ou Barbaren de son nom original, est l’une des séries événements de cette fin d’année (avec La Révolution). Les séries germaniques ont, en temps normal, du mal à arriver jusqu’à moi (qui a crié euphémisme dans la foule ?). Mais d’une part, il fallait que je vérifie cette comparaison, Vikings étant ma série préférée, et d’autre part, c’est zumba curfew en ce moment.

Donc Barbares, Vikings ou pas Vikings ?

Resituons. Allemagne, an 9 après la naissance du Christ. Rome est encore polythéiste. Les Germaniques vivent en tribus aux croyances nordiques divisées par des guerres intestines. Alors oui, les peuples allemands de cette époque vouent un culte au panthéon scandinave, comme dans Vikings, mais parce qu’historiquement le nord et l’est partageaient ce trait. Si effectivement, on peut voir ce point commun, mais on peut aussi s’arrêter là. Si je devais réellement faire une comparaison de séries, alors je mentionnerais plutôt Britannia, la série Amazon de 2018. Déjà pour espace-temps relativement proche (une trentaine d’années entre les deux histoires), et pour le contexte. Dans l’une, les Romains espèrent détruire la volonté belliqueuse des tribus germaniques, et dans l’autre, la volonté des tribus celtes en Grande-Bretagne.

En revanche, si on parle uniquement de média, alors effectivement, on peut comparer la série à GOT, Vikings ou The Last Kingdom. Mais c’est de la comparaison bien trop facile. Laissons à cette série le droit d’exister pour elle-même.

Barbares - Folkwin contre un tigre

Ce péplum trouve son inspiration dans l’histoire d’Arminius, chevalier romain d’origine germanique, son épique retournement de veste. C’est l’histoire d’une bataille clé, aujourd’hui considérée comme turning point de l’histoire européenne. Objectivement, on peut dire que le sujet est bien traité. Alors forcément, on prend le traitement des séries du genre et on l’applique (un peu olé olé, du gore et de beaux décors, mais pas que). On est sur de la belle qualité d’image, mais une bande-son malheureusement qui ne marque pas. Des costumes clairement très précis, à l’image des armures de centurion qui sont historiquement impeccables. On souligne le fait que les Romains parlent latin, et ça, c’est très quali. J’aime ce parti pris de ne pas prendre le chemin de la facilité et d’instaurer ce besoin d’avoir un traducteur.

Barbares - les belles armures romaines

À côté de ça, le jeu d’acteur est complètement au point. Laurence Rupp joue très bien son rôle de personnage tiraillé par son appartenance à deux mondes en instance de collision imminente. Un Arminius torturé, comme il l’a (j’espère fort) été. Parce que vraiment un retournement de stevé comme ça… c’est le genre de pote dont tu n’es plus jamais sûr après ça. David Schütter vient apporter une touche de wildness dans son personnage de Folkwin Wolfspeer, un « barbare » un peu fou fou. Mais franchement, celle qui vole la lumière, c’est Jeanne Goursaud (new crush alert) dans le rôle de Thusnelda. Si le sujet porte bien sur Arminius, que l’on ne s’y trompe pas, c’est autour de l’actrice franco-allemande que l’histoire se construit, et on ne dit pas non !

Barbares - ça c'est Jeanne
… raaaah Jeanne !

Franchement Netflix, après Gaia, Jeanne ?! Et Jeanne, Jeanne… il faut le dire en majuscule tant elle survole sa copie. Si Lagertha est indétrônable pour beaucoup, voir presque tous, dans un autre registre, Thusnelda n’a pas à rougir !

Enfin bon bref, du coup, Barbares, c’est six petits épisodes malheureusement, et on l’espère, une deuxième saison, car cette série, on s’y fait beaucoup trop facilement. Mais on ne se fait pas beaucoup de souci pour ça, tous les feux sont au vert. Nous, on valide. N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez !

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Jérémy aka
Le dernier WordBender, Father of Malkia et bien d'autres personnages. L'art est notre cadeau pour les générations futures.