King Richard ou La méthode Williams

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La méthode Williams

La méthode Williams ou King Richard, le film de Reinaldo Marcus Green sur les sœurs Williams porté par Will Smith a pu être vu en avant-première mondiale durant la Brown Sugar Night #3 au Grand Rex à Paris pour 2500 chanceux la nuit du 30 au 31 octobre, soit un mois avant la sortie officielle.

Qui peut se vanter de ne pas connaître Venus et Serena ? Personne ! Deux symboles entrés dans l’histoire de la balle jaune. Mais qu’en est-il de Richard Williams ? Le paternel des deux légendes.

Richard Dove Williams Jr, né le 14 février 1942 à Shreveport en Louisiane n’est pas étranger au succès de ses deux filles. Ayant appris le tennis auprès d’un homme surnommé « Old Whiskey », il décide que ses futures filles deviendront joueuses de tennis professionnel. Il écrit un plan de 85 pages pour ça. Le plan ! Une ligne de conduite minutieuse pour arriver au Graal.

Avec sa famille recomposée, il vit à Compton, quartier de la cité des anges connu pour son taux de criminalité et ses règlements de compte. Il ne considère jamais l’endroit comme viable à la croissance de ses enfants. Et c’est cet esprit qui va le tirer en dehors de ce contexte de vie. Il est garant (avec sa femme) de la qualité de vie de la maisonnée. Les études et le bien-être priment sur le reste.

La méthode Williams
La vraie famille Williams

Si l’on peut dire que le succès de ses filles part de lui, c’est vraiment par son histoire. Richard Williams est têtu. Son plan est le plan qu’il faut suivre. Et les avis extérieurs n’ont aucune incidence sur sa façon de penser. Que cela puisse venir de coachs, comme de journaliste TV. S’il reste un père et beau-père aimant, il n’en oublie jamais la rigueur qui fait la personne qu’il est.

Sa ligne d’éducation est la confiance en soi. Le doute n’est pas vraiment permis, car dans l’idée, ses filles grandissent avec la mentalité « Tout est à ma portée ». Mentalité qui à l’époque, et dans le monde du tennis (majoritairement blanc à l’époque, et toujours aujourd’hui d’ailleurs) n’était pas forcément vu d’un bon œil, car en dehors du schéma classique.

La méthode Williams dans un univers très normé

Le monde du tennis est très drivé. Malgré tout, le père Williams n’hésite pas à sortir des sentiers battus. Que ses choix soient discutables ou non, il apparaît clairement aujourd’hui que dans le cas de leur histoire, les résultats, bien que non immédiats, sont probants. Venus deviendra numéro 1 mondial le 25 février 2002. La première afro américaine durant l’ère des Opens, et la seconde historiquement après Althea Gibson. Elle remportera sept titres du Grand Chelem pour un ratio de 75,5 % de victoires en carrière, soit 3 victoires sur 4 matchs.

La méthode Williams

Pour Serena, c’est encore une autre affaire. Si Venus est classée 2 all time, sa petite sœur est devenue le monstre sous le lit de toutes les autres joueuses du monde. Un peu plus de 6 ans sur le trône de numéro une, 84,9 % de victoires, 73 titres, 23 opens. La queen parmi les queens. Plus simplement, The GOAT, comme Richard le lui avait promis. Tout n’est qu’une affaire de suivre le plan.

La critique quant aux excès du père Williams est facile, mais les résultats sont là ! King Richard est un film laissant découvrir la méthode Williams (You see what I did there).

Will Smith retranscrit avec brio l’excentricité du père des deux légendes. Demi Singleton incarne une Serena à l’envie brûlante de fouler les courts de tennis tandis que Saniyya Sidney joue une Venus qui s’ouvre une voie vers les sommets. Et John Bernthal (aka the Punisher, un autre membre du monde Marvel) vient se présenter en coach dans le rôle de Rick Macci. Rick Macci a pu entraîner Andy Roddick, Jennifer Capriati, et Maria Sharapova en plus des sœurs Williams. Beau palmarès qui lui aura valu son entrée à l’USPTA Hall of Fame.

La méthode Williams sort le 1er décembre dans les salles françaises.

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Jérémy aka
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Jérémy Musoki